Amy Burns.
Tuesday, 3rd September 2008.
Je me retourna, fesant mine de n'en avoir rien a faire de sa veritable identitée. Il y eu un long et profont silence, je regardais les papiers rouler par terre, emportés par le vent. Il m'appella, d'un "Amy" grave. J'inspira profondément, me retourna, car la curiosité me démangait. Je voulais vraiment savoir qui était caché sous ces écharpes noires. Mais d'un autre côté, je n'avais pas envie, de voir le vrai visage de l'homme avec qui j'avais passé cette nuit. Le curiosité l'emporta, et je me retourna, les yeux fixés au sol. Je leva la tête, regarda son visage, son si beau visage. Si parfait et bien dessiné, ses yeux d'un brun magnifique et profond, et ses cheuveux dont le vent souffait dedant. Une fille normalement conçue, lui aurait sauté immédiatement au coup. Mais il s'avère que je ne suis pas normale, et que, instinctivement, je partie en courrant. Lui, le garçon le plus populaire de l'école, qui a les parents sans doute les plus riches de la région, aucune fille ne lui échape, et de toute façon, toutes sont à ses pieds. Ce qui bien sûr ne le dérange aucunement. Bien sûr, il est très beau, mais quesqu'il peut être con. Je ne le connais pas personnelement, mais chaque fille avec qui il est sortit, s'est fait rejetée une semaine après. Le maximum de temps qu'il ai pu rester avec une fille, doit être un mois. Sans compter, qu'il en a souvent plusieur à la fois. Ne l'entendant pas me poursuivre, j'en conclu que, rien, non, il n'en avait rien à faire de moi. Il ne chercha pas a comprendre et resta immobile, dans l'obscurité de cette sinistre rue. Je continuais à courir, et des larmes coulèrent. Moi qui éspérait, qu'il s'en voulait d'avoir du payer pour avoir mon corp, moi qui pensait rencontrer quelqu'un de bien, quelqu'un qui peut-être voulait apprendre à m'aimer. Encore une fois, j'avais tout faux. Mais au loin, je l'entendais crier, " Amy s'il te plait " . Pourquoi est-ce qu'il m'appellait? Il est comme les autres, oui, comme tous ces hommes, à la recherche d'une femme qui peut satisfaire leurs besoins. Ils me dégoutent. Je m'arrêta de courir, brusquement, comme ça. Je baisse la tête, essouflé. Il avait arrêté de parler, et était sans doute partit. Où? je m'en contre-fichais. Mais j'entendis à nouveau sa voix, qui résonnait dans la rue. Il disait " Si tu ne veux pas me voir maintenant, viens me voir plus tard, s'il te plait ". Je ne dis rien, resta planté là, au beau millieu de le rue. La pluie coulait sur mes cheuveux, et le froid me glaçait. Je contina à marcher, pour rentrer chez moi. J'arrive à la maison, trempé. Pays de merde, toujours la pluie. Comme si le soleil ne passait pas ici. Hayley n'était pas encore rentrée, il faut dire qu'il était encore tôt. Je pris une douche brûlante, m'allongea dans mon lit, en m'endormie quelques minutes plus tard.
Amy Burns.
Wednesday, 4th September 2008.
Il est cinq heure du matin, je me réveille. D'habitude, je dors encore profondément, mais aujourd'hui, ça ne va pas. La scène d'hier soir se répette dans ma tête, encore et encore. Et puis, ces derrniers mots qu'il a prononcé. Je ne sais pas, je ne sais plus. Devrais-je aller le voir? Oui, non. Perdue, c'est le mot. Je suis perdue, je ne sais plus quoi faire, ni à qui me confier. Même à ma soeur je n'ose pas, pourtant, je lui ai toujours tout dit. Hayley est dans le lit, à côté de moi, elle dort encore, normal, à cette heure. Je m'habille et me prépare. Il est six heure moins le quart quand je me rassoie sur le lit, attendant que le portable d'Hayley sonne. Mes yeux sont vides, et ma tête est pleine. Pourquoi ne pas aller le voir? Et, pourquoi aller le voir? Toujours, et encore des questions. Et evidemment, jamais de réponses. Le téléphone d'Hayley sonne, elle se réveille doucement, me regarde, les yeux plissés. Moi je ne la regarde pas, mes yeux sont toujours fixés au mur en face de moi, vides. Je la regarde une petite fois avant de me lever, pour éviter qu'elle me pose des questions, oui car Hayley sait toujours quand je ne vais pas bien, et me pose toujours un tat de questions. D'habitude, j'y réponds. J'aime parler à ma soeur quand je ne vais pas bien, mais là c'est différent. Je n'ai pas du tout envie de parler, pas du tout. J'ai besoin d'être seule, juste moi, et ma concience. Elle attrape ma main et me retien. Désolé petite soeur, je n'ai pas envie de discuter. Elle lâche ma main, comme si elle avait pu lire dans mes pensées. Je baisse les yeux, car au fond de moi, je sais que lui parler m'aurait aidé. Il est trop tôt pour sortir, mais je sors dehors, pour rejoindre l'arrêt de bus. J'ouvre la porte, il pleut. Le ciel est gris et le brouillard m'empêche de voir au loin. Je ne prends même pas la peine de prendre un parapluie. J'avance, je referme la porte derriere moi, sans faire de bruit. Deux minutes, et je suis déjà trempée comme si je sortais de la douche. Peut m'importe. Je m'en fiche. Je pense, encore et encore. J'arrive à mon arrêt de bus, m'abrite sous le toît. L'eau me coule sur les joues, j'ai froid, très froid. Personne n'est encore là, il faut dire que le bus n'arrive que dans trente minutes. Assise sur le banc, je regarde les gouttes de pluie qui tombent violement sur le sol, et s'explose en milles nouvelles autres, les ondes qui se forment autour de l'endroit où l'une est tombée et les voitures, qui en passant juste à côté, m'éclaboussent. Je n'sais plus où j'en suis, je suis perdue. Quelques minutes plus tard, des gens commencent à arriver, me regardant comme si je venait d'un autre monde, on en se moquant. Toujours ces personnes vraiment pas discrètes qui disent " matte la pute ". C'est vrai que je dis toujours que je m'en fou, mais au fond, ça me blesse. Hayley n'est toujours pas là quand je vois les fards au loin du bus qui arrive. Tout le monde monte, je monte en derrnière, m'asseoie. Le bus arrive en retard, la sonerie retentie, et je monte en cours. Je ne vois pas Hayley, elle a du louper le bus. C'est peut-être de ma faute, je ne pense qu'à moi et mes problèmes, et je ne me préoccupe même pas des siens, elle qui fait passer mon bonheur avant le sien. Une demi heure que je suis en cours, quelqu'un toque à la porte, le professeur ouvre, et, c'est Hayley. Ses mains sont couvertes de sang, ses cheuveux trempés, et le visage aussi. Larmes ou pluie? Elle me fixe, je baisse les yeux, puis elle s'asseoie. Petite soeur, si tu savais comme je m'en veux, de ne penser qu'à moi et de ne pas te parler. Dix huit heure, les cours sont enfin fini. Je sors, prend le bus, mais je ne m'asseoie pas près de ma soeur. J'ai réfléchie, et je veux le voir encore une fois, lui parler, et entendre ce qu'il a à me dire. Le bus s'arrête, Hayley rentre, mais moi je ne rentre pas. Je prends cette rue, cette rue où lui va. J'arrive devant sa porte, la porte d'une gande maison toute blanche, la plus grande de la ville. J'hésite cinq minutes avant de sonner. On m'ouvre, ou, il m'ouvre. Ses yeux me fixent, sa main se pose sur ma joue, et son pouce essuie les quelques gouttes de pluie sur mon visage. J'entends des pas, quelqu'un qui vien vers nous, mais je ne peux plus décoller mes yeux des siens. Ma soeur arrive, et sa main part violement sur la joue de Jules avant de partire en courrant. Jules me regarde, avec un minuscule sourire, pour faire comme s'il n'avait rien, montrer qu'il était fort et que rien ne pouvait lui faire du mal comme si il était invincible était son but à ce moment précis. Hayley était déjà loin, et Jules en profita pour entrouvrir sa bouche et laisser passer ces deux mots que n'importe quelle fille aurait voulu entendre venant de lui. " Je t'aime , Amy " . Sa main se posa délicatement sur ma joue, et monta doucement dans mes cheuveux, encore mouillés par la pluie. Ses lèvres se rapprochèrent des miennes, mes yeux se fermerent machinalement, comme si j'attendais ce baisé depuis longtemps. Il se passa ce qu'il du se passer, il m'embrassa, d'un baisé doux et si fort, qu'une larme coula sur ma joue. Ses yeux pétillaient, je baissa la tête, non ce n'est pas ce que je voulai. Je fis marche arrière, sans lever les yeux. Sa main me ratrapa, non je t'en pris lâche moi, j'ai besoin de temps, mon amour. C'est cette phrase qui retenti dans ma tête, et comme si je l'avais dis, il lâcha ma main et me laissa partir. Sur le chemin pour rentrer, je n'arrête pas de penser à lui. Je ne veux pas l'aimer, je ne veux même pas aimer. L'amour fait trop souffrir pour que j'aime. Et souffrir encore plus, me tuerai. Je n'ai besoin de personne pour vivre, j'ai besoin d'être seule, je suis désolée. Je rentre à la maison, passe devant ma frangine, assise sur le fauteuil, son casque sur les oreilles. Elle me regarde d'un oeuil que je n'aime pas, cette façon de regarder qui veux dire " tu es fière de toi? Idiote.. " . Il est l'heure, l'heure de partir sur cette chose appellé trotoir, pour faire cette chose que l'on appelle prostitution, en gros, coucher avec des hommes totalement inconnus, pour le fric. Putin mais la vie est dégueulasse. Il fait nuit noir, même pas une étoile brille dans le ciel. J'ai froid, j'attends, un éventuel " client " quand j'entends quelqu'un crier, d'une voix que je connais très bien, cette voix, oui cette voix, c'est celle de ma soeur..